RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES

En bout de chaîne d'une transmission numérique, on trouve des actionneurs de soupapes ou de registres.

Ces actionneurs sont en général des électroaimants soit simples (soupapes) soit doubles (registres).

Il nous a semblé intéressant de décrire le fonctionnement de ces dispositifs pour une bonne maîtrise de leur contrôle.

Electroaimants

 

Electroaimant de tirage de soupape

Solenoïde de tirage de registre

L'électroaimant de tirage de soupape n'a qu'un enroulement : le courant passe et la palette s'abaisse (la soupape s'ouvre). En absence de courant, la palette est rappelée vers le haut par le ressort de soupape (la soupape se ferme). Un tel dispositif peut tirer plusieurs centaines de grammes selon le courant qui le traverse.

Le solénoïde a deux enroulements. Selon celui qui est alimenté en courant, l'équipage mobile va d'un côté ou de l'autre (registre coulissant). Un tel dispositif est capable de tirer plusieurs kilos selon le courant qui le traverse.

La commande des enroulements est en général réalisée par un transistor de puissance qui va générer le courant nécessaire au bon fonctionnement du dispositif. Bien entendu, ce transistor doit être capable de supporter le courant demandé par l'enroulement.

 

La palette sert à tirer la soupape. La diode protège le transistor des surtensions provoquées par l'effet de self induction créé par l'enroulement (selon le courant dans l'enroulement, ces surtensions peuvent atteindre plusieurs centaines de volts ce qui peut détruire le transistor par claquage).

Ce qu'il faut retenir : La force développée par l'électroaimant est proportionnelle au nombre de spires de l'enroulement et au courant qui le traverse selon la formule

Force=nI

où n est le nombre de spires et I le courant (l'ancienne unité était l'Ampère/Tour ce qui illustrait bien le phénomène). On remarque immédiatement que la force développée n'a rien à voir avec la tension contrairement à ce que l'on entend trop souvent.

Ainsi, pour maîtriser la force développée par l'électroaimant, il suffit de contrôler le courant qui le traverse, le nombre de spires étant fixé lors de sa construction.

Seule limite, la puissance que l'électroaimant est capable de dissiper. Cette puissance est fixée par le constructeur par le couple tension/courant et elle est définie pour un coefficient d'utilisation de 100% (c'est en général écrit dessus).

Prenons un exemple : soit un électroaimant de caractéristique : 12V et 2A. La puissance qu'il peut dissiper pendant 100% du temps est de :

12Vx2AxC=24W

où C est le coefficient d'utilisation.

Si nous voulons obtenir une force plus grande, il suffit d'augmenter le courant tout en prenant garde à la puissance : si on augmente le courant, il faut diminuer le coefficient d'utilisation de façon à ce que la puissance admissible ne soit pas dépassée.

Dans un orgue, ceci ne pose pas de problème insurmontable car les électroaimants de soupape ou les solénoïdes de registre sont peu sollicités dans le temps. Leur coefficient d'utilisation est de quelques pourcents.

Il est donc facile de maîtriser la force de tirage d'un électroaimant ou d'un solénoïde.

 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les poser.

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