TRANSMISSION

Pour en savoir plus


Comment ça marche?

 Par définiton et par principe, la transmission d'un orgue est à structure parallèle : à une touche correspond une soupape (quelle que soit la transmission).

On conçoit qu'il est difficile de garder cette structure très lourde demandant en particulier un câblage touffu et complexe. Rappelez-vous les orgues à transmission électrique : c'est un véritable écheveau de fil!

 L'idée est donc simple : remplacer tous ces fils par une seul fil!

 Pour ce faire, il suffit de ranger les informations recueillies (claviers, pédalier, registres etc.) dans un ordre précis et de les transmètre aux sommiers par ce fameux fil. Une fois arrivée au sommiers, les informations sont remises dans le bon ordre et sont aiguillées vers le bon endroit! C'est tout!

 Le fil dont il est question peut prendre plusieurs formes :

> Une fibre optique

> Un simple fil

> Un coaxial

> Un câble multibrin.

On peut trouver des avantages ou des inconvénients à chacun de ces supports mais finalement, ils se valent tous, l'essentiel étant que l'information soit correctement transmise.

Quel que soit le support de transmission de l'information, le principe reste le même.

 

Modules

Notre système de transmission se compose de plusieurs modules s'enchaînant logiquement .

Emetteur

Codeur.

Ces modules sont installés dans la console. Ils permettent de recueillir toutes les informations venant des claviers, du pédalier, des registres, etc. A la sortie de ces codeurs, les informations sont en série (rangées dans l'ordre et sortant sur un seul fil).

 

Mise à longueur

Ce module permet de cadrer parfaitement les informations dans l'espace total de la transmission.

 

Transpositeur

Ce module permet de sélectionner la hauteur à laquelle vont sortir les informations : 8',4',2',16',32'. Autrement dit, l'orgue pourra jouer dans la ou les octaves sélectionnées sur ce module.

Accouplement

Ce module permet de gérer tous les accouplements et les tirasses.

Récepteur

Décodeur

Ce module remet en parallèle toutes les informations entrantes. Deux types de sorties :

> Pour commander des solénoïdes de tirage des registres, la sortie est de petite puissance

> Pour commander les soupapes des sommiers, la sortie est de forte puissance.

Commande registres

En général, les registres sont coulissants. Il faut donc pouvoir déplacer ces registres pour valider ou invalider les jeux. Cette action est confiée à des solénoïdes qui sont commandés par des modules de puissance.

Synchronisation

Pour que toutes les commandes élaborées au niveau de la console retrouvent bien leur place, l'ensemble de la transmission est cadencé par un module spécial dit de synchronisation.

Sommiers

Les sommiers sont équipés de leur décodeur local apte à commander les électroaimants de soupape.

Le tirage des registres est confié à un module spécial capable de gérer les deux mouvements : pousser-tirer. 

 

Les électroaimants en place

 

 

Les électroaimants interceptent la mécanique

 

Les solénoïdes en place

Derrière les vergettes on aperçoit le décodeur

 

Console

Les claviers et le pédalier doivent être équipés de contacts. Le type de contact peut être :

> Magnétique (effet Hall)

> Optique (photocoupleur)

> Mécanique (interrupteur)

Le codeur recueille les informations issues de ces capteurs pour les rendre compatible avec la transmission.

Il en va de même pour les tirants de registre.

Un grand avantage avec ce type de transmission est la mobilité de la console.

La console

Les tirants vus de l'intérieur

Les claviers et le pédalier en cours de montage.

On reconnait les codeurs :

> Fils marrons : Récit

> Fils oranges : Grand Orgue

> Fils blanc : pédalier.

De ces codeurs ne partira qu'un seul fil.

La transmission de console au grand complet

A droite, les alimentattions. Pour le reste, on reconnait les divers modules décrits plus haut.

Cette transmission gère deux claviers de 56 notes et un pédalier de 30 marches.

C'est simple et ... ça marche très bien!

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