La console


Que doit savoir faire la console?

Une console entièrement "midifiée" (Orgue Mader)

C'est la petite soeur de celle>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>ci

 

Une console de base doit pouvoir comporter trois claviers et un pédalier. De plus, elle doit être capable d'envoyer toutes les informations pour gérer les jeux ainsi que les diverses commandes : appel des jeux, des accouplements, des tirasses et commande de l'expression.

Cette console (minimaliste?) doit pouvoir répondre à beaucoup de besoins.

Il faudra, bien entendu, configurer le logiciel choisi : Jorgan, Grand Orgue, Hauptwerk ou autre.

Pour les circuits, contactez-nous.

Définition de la console

Notre console aura donc trois claviers et un pédalier. A chaque plan sonore sera attribué sa commande des jeux.

> 3 claviers de 61 notes

> 1 pédalier de 32 marches

> 64 jeux maximum par plan sonore (deux modules de 32 jeux chacun)

> Une pédale d'expression (en général utilisée par le Récit)..

Pour ce faire, le circuit dit d'interface comporte six entrées. Ces entrées sont repérées par un canal MIDI. Elles sont donc banalisées :

> Par exemple, si on branche un clavier sur le canal 1, le logiciel devra être configuré pour associer le canal au clavier branché.

> Autrement dit, admettons que l'on branche le Grand Orgue sur le canal 1, il faudra configurer le logiciel de façon à ce qu'il réagisse en conséquence.

L'unité en place. On remarque à gauche le contrôleur et à droite l'inteface.

Les quatre connecteurs du bas correspondent au canaux 1 à 4 (trois claviers te un pédalier).

Les connecteurs au-dessus sont appelés Program Change et Control Change pour rester homogène avec le jargon MIDI mais ils correspondent en fait (et dans l'ordre) aux canaux 5 et 6.

La configuration se fait simplement en choisissant sur quel connecteur on branche les claviers et le pédalier.

Les claviers et le pédalier devront être munis de contacts (à câbler) qui, après multiplexage, seront analysés par le contrôleur qui va gérer l'ensemble.

A chaque plan sonore, il faudra associer un panneau de contrôle comportant autant de boutons à enclenchement que de jeux désirés (maximum 64).

La pédale d'expression sera préférentiellement muni d'un codeur hexadécimal. Il faudra éviter les potentiomètres qui ont la fâcheuse habitude de se mettre à "crachouiller" au bout d'un moment surtout lorsqu'ils sont très utilisés.

Pour l'appel des jeux et des accessoires, deux canaux restent disponibles : canal 5 et canal 6. Ceci permet de contrôler l'orgue sans passer par un visuel tactile ou une souris.

Le canal 1 avec le contrôleur 7 est réservé à l'expression.

On peut ainsi gérer les jeux et les combinateurs.

Le raccordement des claviers, du pédalier et des divers panneaux se fait par un simple câble en nappe de 16 fils muni de connecteurs appropriés. Ces nappes se branchent sur un circuit d'interface associé au contrôleur.

C'est tout! Le contrôleur se charge du reste et transmet les informations par une seule sortie MIDI OUT à relier à l'entrée MIDI IN de l'ordinateur.

 

Le contrôleur

C'est le cerveau de l'ensemble.

Il est constitué d'un circuit imprimé qui reçoit tous les composants et le logiciel de commande.

Un second circuit imprimé lui est associé qui reçoit toutes les nappes venant des claviers et du pédalier ainsi que celles venant des jeux.

Sa sortie se fait par un connecteur standard MIDI.

 

Il faut maintenant construire la console

On ne parlera pas ici du meuble qui est laissé au goût de chacun.

Les claviers

C'est un peu le point dur de la construction.

Pour les claviers, deux choix sont possibles :

> Récupérer des claviers qui doivent être équipés de contacts.

Première solution :, des circuits imprimés ont été spécialement developpés. Ces circuits peuvent supporter des contacts qui sont mis à la division des claviers standards d'orgue. Cette solution réduit considérablement le câblage mais le montage n'est pas toujours facile car ces circuits doivent être placés sous le clavier. L'implantation dépend du choix des contacts.

Vue de dessus

Vue de dessous

Les circuits sont munis de broches qu'il conviendra de configurer. En effet, les circuits sont banalisés et les broches permettent de les situer dans l'ambitus du clavier : il faut que la première touche à gauche du clavier corresponde à UT1. Comme chaque circuit supporte 8 contacts, il faudra 8 circuits pour gérer 61 notes (le dernier circuit doit être racourci pour être adapté à la dimension du clavier). Selon la coupe, les claviers peuvent être adapté aux claviers de 61 notes ou 56 notes). Le raccordement des cicuits se fait par du câble en nappe muni de connecteurs 16 points (ce même câble sera à raccorder au contrôleur).

Vue d'ensemble des contacts montés sur les claviers

Détails des contacts

Ici, les contacts ont été directement intégrées au circuit imprimé. Ils sont en bronze-bérylium. On remarque la nappe qui va d'un circuit à l'autre et qui supprime tout câblage avec les diodes. Cette nappe se termine par un connecteur 16 point qui vient directement sur le cicuit contrôleur.

Les vis sont des réglages pour aligner parfaitement les touches du clavier.

Voici le résultat du montage des deux claviers de la console Mader plus haut.

On distingue tout au fond les deux nappes qui vont au contrôleur.

Les deux claviers sont axés au centre et les contacts se situent en queue de touche. Pour un meilleur "touché", les touches ont été lestées en queue (~ 80 g). Pour ceux qui ont un clavier axé en queue de touches, il faudra se résoudre à placer le bloc de contacts sous les claviers. En général, ces derniers claviers sont issus de mécanique suspendue.

Autre exemple de montage des contacts.

Ici, les contacts ont été placés sous les claviers

Détail des contacts

 

Deuxième solution : utiliser un codeur placé à coté du clavier (fixé par exemple sur un bras du clavier), c'est en principe plus facile une fois que les contacts ont été posés. Pour chaque touche, un coté du contact va au commun et l'autre coté est à relier fil à fil au codeur et dans l'ordre.

Ici, l'orgue a deux claviers. Les codeurs ont été placés sur les bras des claviers

 

Le pédalier

Pour le pédalier, on prendra un module de 32 entrées qu'il faudra relier fil à fil aux contacts des marches.

Dans l'exemple ci-dessous, on a réalisé des contre-touches pour le pédalier.

Vue générale des contre-touches

Détail des contacts. Les vis servent à l'alignement des contre-touches

L'ensemble est en place.

On remarquera à droite le codeur du pédalier

Troisiéme solution : récupérer une vielle console analogique qu'il faudra adapter. Dans ce cas, en général il suffit d'utiliser les contacts déjà en place. On trouve de telles console pour pas cher sur le NET.

Les tirants des jeux

L'appel des jeux a un fonctionnement identique aux touches des notes. Il faudra donc pratiquement le même circuit disposé différemment.

> Les tirants des jeux doivent être munis d'interrupteurs. A vous de choisir celui que vous préférez. On peut adapter des interrupteurs sur des tirants ou des dominos classiques en facture d'orgue. On peut même en trouver des tout faits chez les fournisseurs spécialisés.

Codeur pour les appels des jeux.

Chaque codeur a 32 entrées. On peut les placer à la suite pour avoir 64 entrées.

Attention de ne pas mélanger les fils!

Chaque entrée de commande a deux broches qu'il faut relier aux deux fils des interrupteurs. Ces broches font face aux diodes.

Le codeur jeux vu coté câblage

Le même vu coté utilisation

 

Les appels de combinaison

Même remarque que pour les tirants des jeux à ceci près qu'il faut ici des poussoirs à contact momentané.

Le circuit imprimé est le même que pour les jeux ainsi que le câblage.

La pédale d'expression

On peut en réaliser une soi-même ou en acheter une toute faite. Une remarque s'impose : préférez les pédales équipées de codeur hexadécimaux à toute autre pédale en particulier celles qui sont équipées de potentiomètres. Dans ce dernier cas, vous allez au devant de problèmes de contact : les curseurs des potentiomètres s'usent très vite et alors, bonjour les crachottements donc une expression bizzare. De plus, lors de l'utilisation de potentiomètres, il faut faire une conversion analogique/numérique. Dans le cas de l'utilisation d'un codeur hexadécimal, le problème ne se pose pas.

Le contrôleur gère directement un codeur hexadécimal. Il n'y a pas d'interface spécifique : le codeur se branche directement sur l'interface du contrôleur.

Le contrôleur

Rien de spécial à dire puisqu'il a été spécialement développé pour gèrer tout le système tel qu'il vient d'être décrit.

Le contrôleur muni de son interface transmet tous les codes MIDI par un seul connecteur standard. Il n'y a donc plus de multiples cicuits Midi à faire transiter par des mergers.

Le contrôleur. On remarquera à droite les entrée-sortie MIDI

Il manque la ROM programme

Les LED's vertes situées en bas permettent de visualiser l'activité MIDI

 

L'interface

L'interface : on remarquera tous les connecteurs 16 broches à sertir qui sont à relier directement à leur destination vers les divers codeurs : clavier, pédalier, jeux etc.

Les quatre connecteurs en bas sont destinés aux clavier et pédalier

Les deux au-dessus sont destinés aux jeux et aux commandes

(en langage MIDI : Program Change et Control Change)

En haut à droite, l'entrée du codeur hexadécimal (expression)

 

 

Le contrôleur étant banalisé, son fonctionnement dépend essentiellement de son programme. On lui associe une interface capable de recevoir tous les connecteurs. C'est le seul câblage de raccordement à faire.

L'interface câblée pour deux claviers avec pédalier (connecteurs du bas)

Le connecteur au-dessus va aux commandes des jeux et des accouplements-tirasse.

C'est tout comme câblage!

En résumé, on évite la multiplication des circuits qu'il faut "merger" rendant le câblage assez confus.

La console étant terminée, il ne reste plus qu'à configurer le logiciel choisi : Hauptwerk, Grand Orgue ou Jorgan (ou autre).