L'orgue virtuel


Nous entrons ici dans le domaine de l'orgue électronique. Il faut cependant se rendre à l'évidence : un orgue électronique, aussi bon soit-il, n'égalera jamais un orgue à tuyaux. On peut se demander pourquoi?

Il ne sera pas question ici d'instruments que l'on trouve dans les magasins spécialisés de musique. Beaucoup de sites proposent ce genre d'instruments.

Un orgue virtuel nécessite simplement un ordinateur mais attention, il faut qu'il soit rapide (2 ou 3 Ghz d'horloge et un double coeur). De plus, il vous faudra beaucoup de mémoire vive (sauf pour Jorgan qui est peu gourmand). Il faudra également une bonne carte son car l'ordinateur ne génère pas les sons lui-même

Un mot sur l'amplificateur :

Bien sur, derrière la carte son, il vous faut un amplificateur. Si c'est pour jouer l'orgue dans votre salon préféré, un bon amplificateur stéréo peut suffire.

Si votre orgue doit être installé "ailleurs"(église, salle de spectacle etc.), il faut savoir que la puissance possible délivrée par l'amplificateur est fonction de l'espace dans lequel doit se faire entendre l'instrument.

Tout d'abord, il faut savoir q'il n'existe pas d'enceintes spéciales pour orgue! Il y a simplement des enceintes qui ont bien été adaptées au besoin!

Pour en savoir un peu plus, rendez-vous ici.

Enfin, pour les commandes, un ou plusieurs claviers MIDI suffisent ainsi qu'un pédalier MIDI. On peut ainsi réaliser une console complète. Cependant, si on opte pour une solution multiclaviers MIDI, chaque clavier à sa propre sortie MIDI. Il faut donc placer un ou plusieurs mergers. Attention au câblage surtout si en plus on veut gérer les jeux et toutes les commandes annexes. L'ensemble devient rapidement touffu avec toutes les erreurs que celà peut comporter.

Alors, pourquoi ne pas utiliser une console dédiée?

Vous étes prèt à jouer de l'orgue mais avant, il vous faut un logiciel. On peut en trouver sur Internet; ils existent en libre (freeware) ou payant (shareware). Pour trouver ces logiciels, consultez les liens.

Les fichiers de son

Pour se faire entendre, votre orgue a besoin de sons :

> Les fichiers WAVE (.wav)

C'est la façon la plus fondamentale pour mettre des sons en mémoire. On obtient des sons d'excellente qualité pour peu qu'on ai pris la précaution d'avoir une bonne définition à l'enregistrement : vitesse d'échantillonnage élevée (souvent 44.1 kHz voire 48 kHz ou plus) et une bonne résolution (16 ou 32 bits voire 64 bits). L'inconvénient majeur de ces fichiers est l'encombrement mémoire important.

Il existe des fontes son qui ont une extension : .sf2. Jorgan utilise ces fontes. Elles sont également constituées d'échantillons .wav.

Il n'y a pas de différences fondamentales entre les deux.

Il est relativement facile de créer sa propre fonte de son mais c'est un travail assez long et délicat.

Pour trouver des fontes de son, voyez les liens.

Les boucles

Pourquoi des boucles : simplement, il suffit de retenir que l'enregistrement a une longueur finie dans la mémoire. Lorsqu'à la lecture on arrive à la fin de l'échantillon, il faut bien faire quelque chose faute de quoi le son va s'arrêter. D'où la nécessité d'un retour en arrière et d'une re-lecture de l'échantillon; c'est la fameuse boucle.

C'est le point le plus délicat lors de l'établissement d'une fonte de son. Il y a schématiquement deux type de boucle :

> Le bouclage court : c'est le premier bouclage qui vient à l'esprit. Il consiste à trouver la dernière période de l'échantillon à reproduire et de faire tourner la lecture sur elle même dans cette période du son. Peu de mémoire est nécessaire mais le son est très statique et peu satisfaisant.

> Le bouclage long : il est un peu plus complexe à mettre en oeuvre mais il a le mérite de mieux restituer la vie de l'échantillon. Mais il y a un problème : la structure du son étant très complexe, il existe de nombreux cas où le point de bouclage n'existe pas (pas de dénominateur commun). Dans ce cas, ou on change l'échantillon (en espérant trouver un point de bouclage) ou on utilise un artifice : le plus courant est le "cross fade looping"! C'est au son ce qu'est le fondu-enchaîné au cinéma. Pour retarder au maximum le bouclage, on enregistre plusieurs secondes de son ce qui explique la lourdeur des fichiers.

Combien d'échantillons par jeu?

La solution la plus simple consiste a choisir un échantillon représentatif et a le transposer sur l'étendue du clavier. Avantage : peu de mémoire est nécessaire mais le résultat n'est pas très réaliste voire médiocre.

Pour les jeux de fond, on peut choisir quelques échantillons bien placés sur l'étendue du clavier. On économise de la mémoire et le résultat est souvent suffisant. Inutile pour ces jeux d'échantillonner toutes les notes du clavier si on fait ce choix.

Pour les jeux d'anches, il faut beaucoup d'échantillons sur le clavier pour espérer les restituer correctement. Ici, on peut économiser de la mémoire en échantillonnant les sons deux par deux : pour une Trompette par exemple, il suffit de dire qu' un échantillon sera suffisant pour Do et Do#. Il y a donc un seul échantillon pour deux notes soit au total 28 échantillons pour 56 notes. Le résultat est excellent et l'encombrment mémoire est divisé par deux. Si on multiplie par le nombre de jeux, on voit l'allègement des fichiers surtout si on applique ce principe à tous les jeux de l'orgue.

Certains fichiers son que l'on peut trouver sont issus de l'enregistrement de tous les tuyaux de tous les jeux note à note. Le résultat est excéllent mais les fichiers ainsi obtenus sont très lourds (énormément de mémoire). Ces fichiers sont enregistrés souvent sur des DVD's et il faut un peu de patience avant de jouer l'orgue pendant que l'ordinateur met en mémoire vive tous les échantillons (certains orgues ainsi enregistrés sont gravés sur quatre DVD's ou plus!).

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