LA TRANSMISSION NUMERIQUE

Les transmissions couramment rencontrées dans les orgues sont de trois types :

Mécanique, Electrique ou Pneumatique. Cette dernière est pratiquement abandonnée à cause essentiellement de sa lenteur et de sa fragilité.

 Ces dernières années, avec leur évolution technologique, ont permis de mettre au point un nouveau système parfaitement fiable : la transmission numérique.

 Pour établir ce nouveau type de transmission, deux procédés sont envisageables :

La logique programmée

La logique câblée.

 

La logique programmée.

Elle fait appel à l'ordinateur et autre microcontrôleur.

Son avantage est sa grande versatilité; en effet, pour implémenter une nouvelle fonction, il suffit, en principe, de modifier le programme en ajoutant les interfaces nécessaires.

La vitesse des processeurs augmentant, on a tendance à ajouter des commandes qui tiennent plus du superflu que de l'utile en oubliant que le nombre de bits à gérer augmente également. De plus, la technologie évolue très rapidement et tel processeur aujourd'hui utilisé se trouve rapidement obsolète obligeant à changer l'unité centrale et son logiciel. Que devient l'orgue au bout de quelques années? Il faut alors repenser le système avec un nouveau processeur.

Tous les systèmes travaillant en boucle ouverte, il faut être sur que l'information soit bien prise en compte. Dans le cas d'une logique programmée, on ne transmet qu'un évènement : par exemple, une touche a été enfoncée. Le programme transmet cet évènement à la soupape et retourne à la surveillance des claviers. On suppose implicitement que l'évènement a bien été accepté. Malheureusement, en cas de défaut, il n'y a pas de remède. Si l'évènement n'est pas bien interprété à l'enfonce, c'est moindre mal puisque l'orgue ne parle pas mais si cela se produit à la relâche de la touche, c'est le cornement assuré.

 

La logique câblée.

Ici, pas de programme ni de microcontrôleur. Cette logique est réalisée uniquement avec des composants basiques qui ne seront pratiquement jamais obsolètes car couramment utilisés et possédants de multiples sources d'approvisionnement (tous les constructeurs les mettent à dispositions sans disparition des catalogues). Il s'agit donc d'une logique parfaitement pérenne.

Le système travaillant également en boucle ouverte, c'est un état qui est maintenant transmis : par exemple, lorsqu'une touche du clavier est enfoncé, cet état est répété plus de mille fois par seconde si bien que la soupape correspondant est en permanence sollicitée même si une information s'est perdue car elle est réactualisée en moins d'un millième de seconde. Il en va de même pour le relâcher de la touche. Autrement dit, tous les millièmes de seconde l'état complet de l'orgue est actualisé.

C'est en partant des ces remarques que nous avons développé un système complet de transmission en logique câblé répondant à toutes les exigences de l'orgue. Tous les modules s'enchaînent : balayage des claviers, accouplements et tirasses, transposition, octaves aiguës ou graves etc.

Cette transmission est simple à mettre en place et n'est pas traumatisante pour l'orgue dans lequel elle doit être installée : elle s'adapte parfaitement à tous les types d'instruments.

Par une passerelle spécifique, elle est rendue compatible avec la norme MIDI pour sortir l'orgue de son isolement. 

Ci-dessus les schémas de principe d'une transmission pour deux claviers et un pédalier. On ne peux pas faire plus simple.

Pour en savoir plus

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